Abattre les barrières : Mi-Health Europe contribue à une nouvelle étude sur l'accès à la PrEP pour les femmes migrantes

Mi-Health Europe est fier d'avoir contribué à une nouvelle étude publiée dans Médicament contre le VIH, le journal officiel de la British HIV Association. Cette recherche multinationale marque une réalisation importante, mettant en lumière les obstacles auxquels les femmes migrantes sont confrontées pour accéder à la prévention du VIH. Pour Mi-Health, cela représente à la fois la reconnaissance de notre expertise et un appel à l'action en faveur de politiques de santé plus inclusives à travers l'Europe.

Quel est le défi ?

La prophylaxie pré-exposition (PrEP) est un outil éprouvé pour prévenir le VIH. Pourtant, les femmes migrantes, qui sont considérées comme l'un des groupes vulnérables au VIH, continuent de faire face à des inégalités en matière de sensibilisation, d'accès et de maintien dans les soins. L'étude, menée dans 11 pays européens (voir la Figure 1), a examiné comment le statut juridique, l'exercice du travail du sexe et les politiques nationales de financement de la santé façonnent ces disparités.

Figure 1 : Pays de résidence des participantes migrantes séronégatives du projet PrEP pour les femmes en Europe, juin 2025. Pour les pays dont la taille d'échantillon était inférieure à 5, nous n'avons pas présenté le nombre réel mais l'avons indiqué par ‘ <5 ’. Vert : pays où l'enquête PrEP pour les femmes a été menée. Vert clair : pays où l'enquête PrEP pour les femmes n'a pas été menée, mais comptant des participantes résidentes ; Bleu : pays où l'enquête PrEP pour les femmes n'a pas été menée. Le fonds de carte a été extrait de l'ensemble de données de l'ECDC.

Les résultats révèlent d'importants écarts entre la sensibilisation, l'intention d'utilisation et l'adoption de la PrEP, ce qui met en évidence le besoin urgent de modèles de prévention du VIH menés par la communauté et de politiques de santé inclusives qui dissocient l'éligibilité à la PrEP du statut migratoire.

Voici ce que nous avons trouvé et pourquoi cela compte pour l'avenir de la prévention du VIH en Europe

1. Un fossé entre vouloir la PrEP et l'utiliser

Beaucoup de femmes migrantes connaissent la PrEP et souhaitent l'utiliser, mais beaucoup moins sont en mesure d'y accéder et de continuer à le faire. Cet écart met en évidence des obstacles structurels, et non un manque de demande.

Le statut juridique façonne le parcours mais pas de la manière à laquelle on s'attendrait

Les femmes sans papiers et les demandesses d'asile étaient plus susceptibles d'avoir connaissance de la PrEP, mais la seule sensibilisation ne garantissait pas l'accès.

3. Les travailleuses du sexe affichent une plus forte adoption de la PrEP

Les femmes migrantes exerçant le travail du sexe présaient une probabilité d'utilisation actuelle de la PrEP plus de 5 fois supérieure à celle des femmes n'exerçant pas le travail du sexe. Cela reflète probablement des programmes de sensibilisation ciblés et de prévention communautaire qui atteignent ce groupe plus efficacement que les autres.

4. La politique de remboursement fait une différence mesurable

Les femmes migrantes vivant dans des pays offrant un remboursement complet de la PrEP étaient près de 5 fois plus susceptibles d'utiliser actuellement la PrEP que celles vivant dans des pays sans couverture complète. C'est l'une des conclusions les plus claires et les plus exploitables pour les décideurs politiques.

5. Taux d'interruption élevé

Parmi les femmes qui avaient déjà utilisé la PrEP, les taux d'arrêt étaient élevés, ce qui souligne que l'initiation de la PrEP chez les femmes ne représente que la moitié du défi. Le maintien et le soutien à long terme sont tout aussi essentiels.

6. Les préservatifs restent la méthode privilégiée, mais l'intérêt pour la PrEP est réel

Les préservatifs restaient la méthode de prévention la plus privilégiée dans l'ensemble, suivis par les préservatifs féminins et la PrEP orale quotidienne.

Qu'est-ce que cela signifie pour la politique et la pratique ?

Les conclusions soulignent que la réduction de l'écart concernant la PrEP exige bien plus que des campagnes de sensibilisation. Simplifier les parcours de santé indépendamment du statut de résidence, élargir le remboursement et investir dans un soutien au maintien dans les soins sont des mesures essentielles. Sans cela, les femmes qui souhaitent avoir recours à la PrEP continueront d'être laissées pour compte.

Notre engagement chez Mi-Health

En contribuant à cette recherche, Mi-Health Europe renforce son engagement en faveur de la promotion de stratégies de prévention du VIH équitables, du soutien aux femmes migrantes et de l'évolution des politiques fondées sur des données probantes à travers l'Europe.

Conclusion

Cette publication est plus que de simples données, c'est un appel à l'action. Pour Mi-Health Europe, elle renforce notre rôle dans l'élaboration de politiques de prévention du VIH inclusives. Pour les femmes migrantes, elle met en lumière à la fois les défis et les opportunités pour veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte dans la lutte contre le VIH.

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